Faïence ou grès cérame - quel carrelage choisir ?

Échantillons de matériaux : marbre blanc, granit sombre, et un carreau texturé gris. Une illustration de la différence faience et porcelaine.

Écrit par

Eugène Herve

Publié le

30 oct. 2026

Table des matières

Choisir entre faïence et porcelaine ne revient pas seulement à comparer deux couleurs ou deux finitions. Pour une crédence, une salle de bains, un sol ou une terrasse, chaque matériau répond à des contraintes différentes de résistance, d’humidité, de pose et de budget. Je vous aide à comprendre la différence entre faïence et porcelaine afin de choisir le bon carrelage sans vous fier uniquement à son apparence.

Le bon choix dépend surtout de la surface à carreler

  • Faïence : idéale pour les murs intérieurs, les crédences et les décors.
  • Grès cérame porcelainé : plus dense et résistant, adapté aux sols, murs et extérieurs.
  • Humidité : le grès cérame absorbe très peu d’eau, tandis que la faïence reste plus poreuse.
  • Sol de douche : privilégiez un grès cérame avec un classement antidérapant adapté.
  • Budget : la faïence est souvent moins chère et plus simple à découper.

Salle de bain moderne avec carrelage marbre. La différence faience et porcelaine est subtile ici, mais la qualité est évidente.

La matière explique la différence entre faïence et porcelaine

Dans le domaine du carrelage, le mot « porcelaine » désigne généralement le grès cérame porcelainé. Il ne faut donc pas le confondre avec la porcelaine utilisée pour les assiettes et les tasses, même si les deux matériaux reposent sur des pâtes céramiques fines et vitrifiées.

La faïence reste un revêtement mural

La faïence est fabriquée à partir d’une pâte céramique relativement poreuse, recouverte d’un émail qui lui donne sa couleur et sa finition. Elle est plus tendre que le grès cérame, ce qui la rend facile à couper et à poser, notamment autour des prises, des angles ou d’une niche de salle de bains.

Son émail résiste bien aux projections d’eau et aux taches lorsqu’il est correctement entretenu. En revanche, le carreau lui-même supporte moins bien les chocs, le gel et les contraintes répétées d’un sol. C’est pourquoi je la réserve aux murs intérieurs, même si certains produits possèdent des caractéristiques particulières indiquées par le fabricant.

Le grès cérame porcelainé mise sur la densité

Le grès cérame est pressé puis cuit à très haute température. Sa pâte devient dense, dure et peu absorbante. Pour un carreau classé comme grès cérame, le coefficient d’absorption d’eau est généralement inférieur ou égal à 0,5 %, un repère bien plus exigeant que celui d’une faïence classique.

Cette faible porosité explique sa résistance aux rayures, aux taches, au gel et aux variations de température. Le grès cérame convient donc au sol d’une cuisine, à une entrée très fréquentée, à une salle de bains ou à une terrasse, à condition de choisir la finition adaptée.

Critère Faïence Grès cérame porcelainé
Structure Pâte plus poreuse et plus tendre Pâte dense et fortement vitrifiée
Usage principal Murs intérieurs Sols, murs et extérieurs selon le modèle
Résistance aux chocs Moyenne Élevée
Absorption d’eau Souvent importante Très faible, souvent ≤ 0,5 %
Découpe Plus simple Plus exigeante et parfois plus lente

Quel carrelage choisir selon la pièce

Pour une crédence de cuisine, la faïence est souvent le choix le plus équilibré. Elle offre beaucoup de couleurs, de reliefs et de formats, tout en restant légère et facile à ajuster. Je la trouve particulièrement intéressante pour un style métro, zellige ou artisanal, où les petites irrégularités font partie du charme.

Au sol d’une cuisine, le grès cérame est plus rassurant. Il supporte mieux les chutes d’objets, les passages répétés et les nettoyages fréquents. Une finition mate ou légèrement structurée masque aussi mieux les traces qu’un carreau très brillant.

Dans la salle de bains

Sur les murs, les deux solutions sont possibles. La faïence convient très bien aux parois et apporte souvent davantage de personnalité, tandis que le grès cérame permet de prolonger le même décor du sol au mur.

Pour le sol, je conseille généralement un grès cérame antidérapant. Dans une douche à l’italienne, le classement de glissance, le format et la qualité de l’étanchéité sous le carrelage comptent davantage que la seule beauté du carreau. Une faïence murale ne doit jamais être choisie pour son apparence puis posée au sol sans vérifier sa fiche technique.

Sur une terrasse ou un balcon

Le grès cérame est le candidat logique grâce à sa faible absorption d’eau et à sa résistance au gel. Pour l’extérieur, il faut toutefois vérifier que le produit est bien prévu pour cet usage, choisir une surface suffisamment antidérapante et respecter le mode de pose recommandé.

Une faïence classique n’est pas conçue pour subir les cycles de gel, les chocs et les variations de température d’une terrasse. Même un émail solide ne transforme pas une pâte poreuse en matériau extérieur durable.

Les critères techniques à vérifier avant l’achat

Le nom du matériau ne suffit pas. Avant de commander, je consulte toujours la fiche technique et les pictogrammes du fabricant. Deux carreaux qui se ressemblent peuvent avoir des performances très différentes selon leur finition, leur épaisseur et leur classement.

L’absorption d’eau

Le coefficient E indique la quantité d’eau absorbée par le carreau. Plus il est bas, plus le matériau est dense. Pour un sol intérieur ou extérieur exposé à l’humidité, une absorption très faible constitue un avantage réel, mais elle ne remplace pas une pose étanche et adaptée.

La résistance et le classement d’usage

Pour un sol en France, le classement UPEC aide à vérifier l’adéquation du carrelage avec le niveau de passage, l’usure, le poinçonnement et la présence d’eau. Dans une entrée ou une pièce de vie très utilisée, je préfère un produit clairement destiné au sol plutôt qu’un carreau mural épais qui lui ressemble.

Dans une pièce humide, vérifiez aussi la glissance. Un carreau brillant peut être élégant sur un mur, mais devenir désagréable, voire dangereux, au sol lorsqu’il est mouillé.

Lire aussi : Table ronde - Pourquoi la choisir et comment bien l'utiliser ?

Le format, le poids et les découpes

La faïence est souvent plus indulgente pour une première pose. Le grès cérame, surtout en grand format, demande un support parfaitement plan, une ventouse ou des outils adaptés et une manipulation plus précise. Le poids du carreau peut également imposer une colle et un mode de pose spécifiques au mur.

Prévoyez environ 10 % de carreaux supplémentaires pour les coupes et les remplacements futurs. Pour une pose en diagonale, une mosaïque ou un calepinage complexe, une marge proche de 15 % est plus prudente.

Faïence ou grès cérame selon le style et le budget

La faïence n’est pas forcément un choix bas de gamme. Elle permet au contraire des décors très expressifs, avec des reliefs, des nuances et des petits formats difficiles à reproduire à coût raisonnable en grès cérame. Pour une crédence de quelques mètres carrés, elle peut créer beaucoup d’effet sans alourdir le budget.

À titre indicatif en 2026, une faïence standard se trouve souvent autour de 8 à 25 € par m², tandis qu’un grès cérame courant se situe plutôt entre 15 et 40 € par m². Les grands formats, les finitions imitation pierre ou bois et les collections artisanales peuvent largement dépasser ces montants.

La pose change aussi la facture. Les découpes nombreuses, les angles, les niches, la mosaïque et les grands carreaux demandent plus de temps. Pour une petite salle de bains, la main-d’œuvre peut donc peser davantage que l’écart de prix entre les deux matériaux.

Mon conseil est simple : économisez éventuellement sur le décor d’un mur peu sollicité, mais évitez de réduire la qualité du carrelage au sol ou dans une zone soumise à l’eau. Le remplacement d’un sol mal choisi coûte toujours plus cher que quelques euros supplémentaires par mètre carré.

Trois questions pour trancher sans se tromper

Commencez par demander si le carreau sera posé au mur ou au sol. Pour un mur intérieur, la faïence offre souvent le meilleur rapport entre style, facilité de pose et prix. Pour un sol, le grès cérame est généralement la solution la plus sûre.

Demandez ensuite si la surface sera exposée au gel, à l’eau stagnante ou à un passage intensif. Dans ces situations, privilégiez un produit dense, prévu pour l’usage concerné, avec un classement adapté et une finition antidérapante si nécessaire.

Enfin, choisissez le matériau qui sert réellement votre projet. La faïence apporte le décor, tandis que le grès cérame apporte la résistance. Dans une cuisine ou une salle de bains bien pensée, les associer est souvent plus pertinent que de vouloir utiliser un seul matériau partout.

Questions fréquentes

La faïence est plus poreuse, plus tendre et généralement destinée aux murs intérieurs. Le grès cérame est plus dense, résistant et peu absorbant, avec une absorption d’eau souvent inférieure ou égale à 0,5 %.

Le grès cérame convient mieux aux sols, car il résiste davantage aux chocs, aux passages répétés et aux nettoyages fréquents. Dans une salle de bains, choisissez une finition antidérapante adaptée, surtout pour le sol d’une douche à l’italienne.

Une faïence classique est réservée aux murs intérieurs et supporte mal le gel, les chocs et les variations de température. Pour une terrasse ou un balcon, privilégiez un grès cérame prévu pour l’extérieur, résistant au gel et suffisamment antidérapant.

Une faïence standard coûte souvent entre 8 et 25 € par m², contre environ 15 à 40 € par m² pour un grès cérame courant. Les grands formats, les finitions particulières et les découpes complexes peuvent augmenter le prix des matériaux et de la pose.

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Eugène Herve

Eugène Herve

Je m'appelle Eugène Herve et j'ai huit ans d'expérience dans l'écriture sur la cuisine française, la culture et les voyages. Mon intérêt pour ces sujets a commencé dès mon plus jeune âge, lorsque j'ai découvert la richesse de la gastronomie française et la beauté des paysages qui l'entourent. J'aime partager des histoires qui relient les traditions culinaires aux cultures locales, tout en offrant des conseils pratiques pour ceux qui souhaitent explorer ces merveilles par eux-mêmes. Dans mes écrits, je m'efforce de rendre l'information accessible et pertinente. Je vérifie toujours mes sources, compare les informations et simplifie les sujets complexes pour que mes lecteurs puissent les comprendre facilement. Je suis également attentif aux tendances actuelles, afin de fournir des contenus à jour et utiles. Mon objectif est de guider mes lecteurs à travers un voyage culinaire et culturel enrichissant, où chaque plat et chaque destination racontent une histoire unique.

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